: Jean-Michel Lemonnier, bloc-notes: paix en Ukraine
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samedi 16 mars 2024

Nouvelle intervention d'Henri Guaino en lien avec les déclarations aventeureuses du PR français concernant le conflit Russie-Ukraine et son issue...

jeudi 29 février 2024

Point de vue sur OTAN/Russie

Point de vue iconoclaste avec une façon d'exprimer les choses un peu désinvolte. Mais si tout cela n'était, réellement, que du théâtre (bien sinistre certes) et que tout était déjà plié ?
 
L'OTAN ne fera rien (rien qui menace "ses capitales" surtout celle outre-Atlantique) et la Russie, droite dans ses bottes crottées de tchernoziom ukrainien pourra même se payer le luxe de finaliser son projet de "nouvelle Russie" en faisant la jonction avec la Transnistrie... laissant les porcins hystéro-mondains des clubs mi-mafieux mi-consanguins des capitales z'occidentales à leurs verbiages ineptes... 
 
Le sérieux et le REALISME géostratégique prendra le dessus et une nouvelle architecture de sécurité verra le jour en Europe...
 
L'article en question :
 
https://la-sociale.online/spip.php?article1076&fbclid=IwAR0I2l4BSokvGpK4toGf3vjyHH1ZoAgiKO0ZFg7xnjAfw3iEHkJIMYjYC1Q
 
 
 

vendredi 20 janvier 2023

Sortie de crise - conflit "russo-ukrainien"

 


Le Monde diplo. 01/23. Ça change au moins du concert d'aboiements des 'intransigeants' le cul vissé sur leur chaise de plateau tv ou devant twitter (entre playmobils de Poutine et soldats de la libeêêêrté 'occidentalistes' sans oublier la pseudo-3e voie "pas de campisme !"). 

En mars/avril, le régime kievite était prêt à faire de larges concessions territoriales & geostrategiques. L' appui militaire massif US et la connerie indicible des Boris Johnson, Liz Truss et Von der Leyen ont totalement changé la donne.

mercredi 4 janvier 2023

Livraison de chars légers AMX-10 RC : nouvelle décison "française" purement aberrante

Vous remettrez bien un peu d'huile sur le feu ?

A lire : 

https://www.opex360.com/2023/01/04/la-france-va-livrer-des-chars-amx-10rc-a-larmee-ukrainienne/

Alors que depuis des mois la présidence française multipliait les déclarations en faveur d'un réglèment diplomatique du conflit russo-ukrainien, la décision prise (en tout cas révélée) aujourd'hui de livrer sous peu des chars légers à l'Ukraine est aberrante. Elle est destructrice pour la crédibilité de la France en tant que "puissance d'équilibres". Même si ces blindés ne sont, certes, pas les armes les plus redoutables livrées à l'armée urkainienne par le "bloc américano-occidental"* et notamment par la France (contrairement aux fameux canons Caesar), le symbole est fort : la France sera la première puissance "occidentale" à livrer ce type d'armement. La Slovaquie avait franchi le pas en août... La France discréditée pour ses valses hésitations auprès des deux bélligérants** et de leurs alliés, rentre dans le rang. Elle s'enfonce dans le marais des "va-t-en-guerre" euro-américains.

Il est même possible que Poutine ne veuille même plus répondre à Macron au téléphone... https://www.sudouest.fr/international/russie/guerre-en-ukraine-macron-va-appeler-poutine-apres-le-g20-12976207.php  Le président faisait cette déclaration à la mi-novembre, nous sommes le 04/01/2023... Cette "diplomatie du/par téléphone" a sûrement été utile. Elle a même permis à la France de se démarquer dans ce concerts d'aboiements en Europe et en AmNord. Aujourd'hui, on ne voit plus ce qu'elle pourrait apporter si elle est là pour faire d'E. Macron le porte-parole de Zelensky ?.. En effet, encore aurait-il fallu œuvrer très concrètement pour cette paix visiblement tant souhaitée par E. Macron. 

Par ailleurs, quand le président affirme qu'il (et le peuple via son parlement qu'en pense-t-il ?) soutiendra l'Ukraine jusqu'à la victoire que faut-il entendre ?

Il faut dire un mot de ces poissonniers des oppositions françaises incapables de faire pression pour que cessent ces livraisons d'armes et que la France avec des alliés proches (on en a déjà parlé) et d'autres puissances (Turquie dans l'OTAN, Chine, Inde) s'engagent sur la voie d'un réglément rapide de ce conflit par la négociation.

*Armes dont une part est ensuite revendue à l'étrangers au premier venu..

**Alors qu'elle aurait dû être le fer de lance du réglement diplomatique du conflit en convoquant (en exigeant !) les principales puissances européennes, asiatiques et américaines autour d'une table pour une conférence sur la paix et la sécurité en Europe/Eurasie. Et ne faire que ça au lieu de simplement multiplier les déclarations.

 

RETOUR 8 ANS EN ARRIERE :  https://www.wsws.org/fr/articles/2015/02/pers-f09.html

 

 

jeudi 29 décembre 2022

Pétition pour faire cesser la persécution de l'Eglise orthodoxe ukrainienne (canonique) par Kiev

Vos ("grands") médias n'en parleront pas ou si peu. Mais l'Eglise orthodoxe ukrainienne*, Eglise canonique avec à sa tête le métropolite Onuphre, sous la juridiction de Moscou jusqu'en mai 2022 -date à laquelle elle est devenue indépendante (mais pas autonome)-, est persécutée par le pouvoir en place à Kiev. Qui s'en soucie ?

Pour comprendre la situation :

 https://orthodoxologie.blogspot.com/2022/12/petition-pour-demander-fin-de-la.html

Cette Eglise a, pourtant, condamné dès son commencement, l'intervention militaire russe en Ukraine. Elle a été patriote et a aidé à la logistique pour la défense de l'Ukraine. Mais pour Zelensky et le régime en place c'est, semble-t-il, pour cela comme pour autres choses (voir les déclarations anti-françaises) insuffisant.

Pétition pour demander a fin de la persécution de l'église ukrainienne canonique :

https://orthodoxreflections.com/free-uoc/#sigs

*L'histoire DES Eglises orthodoxes d'Ukraine ou en Ukraine est hors propos ici. Signez ! 

 

mardi 20 décembre 2022

Garanties de sécurité pour l'Ukraine ET la Russie

Sur la base des propos suivants, Macron a intégralement raison :

"Le jour de la paix supposera des discussions. En premier chef pour les garanties envers l'Ukraine, pour son intégrité territoriale, sa sécurité dans la durée", a déclaré Emmanuel Macron. "Mais aussi pour la Russie, comme une partie qu'elle sera à un traité d'armistice et de paix." 

"Que quiconque me reproche de me projeter sur un tel sujet m'explique ce qu'il propose", a ajouté le président français. "Ce que les gens qui refusent de préparer cela et d'y travailler proposent, c'est la guerre intégrale. Elle impliquera tout le continent.". E. Macron, 19/12/2022, TF1, LCI

Cela fait déjà des mois que  je considère que la position de la Présidence française est la bonne. Avec un sérieux bémol toutefois : la question de l'embargo des hyrocarbures russes. La France, si elle n'est pas la plus dépendante vis-à-vis de ces productions, n'a rien à gagner à obéir aux injonctions étasuniennes. L'Adminstration étasunienne et la commission européenne (chambre d'enregistrement des décisions de Washington), se moquent éperdument des peuples européens. La France doit trouver avec certains de ses partenaires (Allemagne, Italie, Belgique, Hongrie voire Serbie) une alternative à ces sanctions aberanntes dirigées contre la Russie et qui rendront très difficiles les conditions de vie des citoyens européens.

Et je me fous bien, par ailleurs au passage, de savoir si le premier crétin qui passera par ici me prendra pour un macroniste, un "campiste" ou autre...

Pour une mise en perspective, j'avais, ici même, déjà anticipé pas mal de choses depuis des années : voir notamment les articles Guerres de et pour l'Eurasie : http://jeanmichel-lemonnier.blogspot.com/search/label/g%C3%A9opolitique

mercredi 7 décembre 2022

La France "s'isole" et c'est temps mieux

Ni le temps ni l'envie d'écrire (encore) un article sur le sujet. La ligne du président Macron est la bonne. La France n'a pas à se laisser dicter sa politique étrangère par l'Anglosphere ni par les PECO (qui de toute évidence sont depuis deux décennies entrés dans la sphère d'influence des Anglo-étasuniens), pas plus que par des Michel Duclos et autres Bruno Tertrais de l'institut Montaigne :

1) le dialogue franco-russe (comme germano-russe) aux plus hauts sommets des Etats doit être maintenu

2) Zelensky doit en rabattre... et envisager des négociations AJOUT DU 22/12/2022 : c'est à Washington que Zelensky a présenté son plan de paix et pas à Paris. Comprenne qui pourra...

https://www.radioclassique.fr/international/guerre-en-ukraine-emmanuel-macron-veut-convaincre-zelensky-de-negocier-avec-poutine-selon-sylvain-fort/

Le Figaro qui couvrait globalement avec honnêteté le conflit dans le Donbass depuis 2014 a revu sa ligne visiblement. https://www.lefigaro.fr/international/ukraine-ces-gaffes-de-macron-qui-isolent-la-france-20221206

De quelles "gaffes" parlent cette journaliste ? En quoi une ligne politique et géostratégique comme celle développée par Macron relèverait de la "gaffe" ? On est dans le jugement de valeur, le jugement moral, parce qu'il y a dans ce conflit des choses dicibles (ces flics de la pensée !) et d'autres non.

lundi 10 octobre 2022

Romain Goupil est toujours vivant

Je vous épargne la présentation d'un des personnages, sans doute, les plus détestés de France avec Cohn-Bendit (ce "[gros] tas de chair libertaire qui sert de présentoir au 'marché du désir' - Michel Clouscard) et BHL.

Je tombe là-dessus plus de 6 mois après sa diffusion par l'imMonde (la référence médiatico-cultureuse pour la (pitoyable) petite-bourgeoisie intellectuelle française). Une simple recherche par mots-clés. J'étais persuadé de tomber sur un article de cet acabit.

 https://www.lemonde.fr/idees/article/2022/04/07/romain-goupil-arretons-poutine-maintenant-et-definitivement-armons-les-ukrainiens_6120953_3232.html

On connaît la chanson guerrière de cet "ancien" trotskard, pur culturo-mondain. Bref, ce que la France a fait de pire depuis 50 ans.

Une seule remarque concernant ce billet : plus la Russie sera affaiblie, plus elle sera menaçante. Si elle arrive au point de rupture politique (tentation de renversement du pouvoir, voire dislocation du pays), elle engendrera des hommes bien plus dangereux que Poutine.

Ces trotskards, libéraux libertaires comme Goupil, sont loin d'être les idéalistes qu'ils prétendent être. En plus d'être d'un égocentrisme inconnu (sans doute) dans toute l'hsitoire de l'humanité "Après MOI MOI MOI, le déluge", ce sont les pires cyniques. Goupil s'est déjà lourdement trompé avec l'Irak et son soutien aux Anglo-étatsuniens. Mais cette engeance ne se corrige jamais...Les Goupil et cie se sont plantés sur tout, ça ne les empêche pas de s'arroger le ministère moral depuis 5 décennies. Répugnant. 

Conférence pour la paix et la sécurité en Europe/Eurasie, hic et nunc, avec la Chine et l'Inde, deux grandes puissances en mesure aujourd'hui d'infléchir les décisions de Moscou. La surenchère guerrière [1] est un suicide pour l'Europe. Déjà écrit et répété... 

Nous ne sommes pas dans les années 30 du XXe siècle [Au passage et sans aucn rapport avec l'objet de cet article  : ce type de formulation "années... du 20e siècle" a été corrigé dans un article que je proposais à une revue scientifique, tout comme l'expression "Moldaves roumains". Nous sommes entourés de prix Nobel et de beaux incompétents au plus haut niveau, dormez tranquillement; Mieux vaut en rire, hein ?..]

NB : Goupil comme les Ursula Von der leyen sont bien sûr favorables à un embargo total sur les hydrocarbures russes sans se soucier, évidemment, des conséquences d'une telle décision sur des ménages qui ont déjà du mal à s'en sortir en "temps normal". Ce mépris de classe toujours là ! Mais cet embargo sur les hydrocarbures russes se révélera aussi un désastre pour l'industrie française et plus largement ouest-européenne. Van der Leyen comme plus modestement des idiots utiles (mais très nuisibles) à la Goupil et sa clique marchent pour une Europe totalement inféodée à Washington.

L'objectif : empêcher la création d'une GRANDE EUROPE de Reykjavik à Vladivostok, d'une EURASIE POLITIQUE. Le bon kairos pour les Atlantistes est cette guerre...

[1]  C'est aussi la position d'un Raphaël Glucksman fidèle aux idées de son père...

Pour une mise en perspective (mai 68 petit bourgeois vs mai juin ouvrier) :

https://comptoir.org/2018/03/28/romain-goupil-aurait-il-mieux-fait-de-mourir-a-trente-ans/


mardi 20 septembre 2022

E. Macron, le quai d'orsay et ses limites...

Jusqu'à aujourd"hui, Emmanuel Macron a toujours eu la bonne ligne en matière de politique étrangère (dans les conditions qui sont les siennes...après l''ouragan" Hollande et malgré les accords de Minsk et au regard de son parcours c'était loin d'être envisageable). Quand il affirme à demi-mot que le Quai d'Orsay est largement investi par des Atlantistes qui peut soutenir le contraire ?

«Nous avons aussi notre Etat profond, [...] et je sais que beaucoup d’entre vous se sont formés dans la défiance envers la Russie.»  Emmanuel Macron 27/08/2019

Ce qui est dommage ce sont ses choix en matière de ministres des affaires étrangères. Un retour d'Hubert Védrine (si on écarte "son" suivisme anglo-US  en 1999 en RFY -Serbie-Kosovo) ET/OU de Dominique de Villepin aurait été plus que bien bienvenu dans la période actuelle.

En outre, E. Macron a beau déclarer ce qu'il veut (pure communication) concernant les référendums à venir dans le Donbass, il n'a pas d'autres choix que d'acter le projet (partiel) de "nouvelle-Russie" (partielle) de V. Poutine...

En effet, si les républiques de Lougansk et Donetsk sont annexées après les référendums, elles deviennent, de facto, des territoires russes et livrer des armes à l'Ukraine pour lutter contre l'armée russe devient extrêmemnt compromettant pour la France. Déjà l'ambassadeur de France a été convoqué à Moscou concernant ces livraisons d'armes... La Russie est en difficulté et une annexion des espaces du sud-est ukrainien devient un moyen de chantage. Toute action militaire dans le Donbass (Lougansk, Donetsk, Kherson) deviendrait une agression contre la Russie. Là nous entrons dans l'inconnue la plus totale...

Cela dit, les attaques "ukrainiennes" contre la Crimée, territoire russe, n'ont pas donné (jusqu'à ce jour...)  lieu à des répliques de "grande ampleur"...

Macron (entendre la "ligne Macron" qui est celle des Allemands, cf. axe Paris-Berlin-Moscou sur ce blogue) sera-t-il celui qui permettrait d'éviter une conflagration majeure en Europe ? Tout dépendra des décisions qui seront prises dans les jours et semaines à venir... Le pire n'est jamais certain.

D'ailleurs la mobilisation de réservistes russes est-elle à considérer comme une nouvelle "escalade" ou une volonté d'en finir avec cette guerre "ratée" (pour les Russes) fondamentalement inutile ? Erdogan affirmait il y a peu que Poutine souhaitait s'engager sur la voie de la paix au moins du cessez-le-feu... A suivre...

voir articles sur ce blogue :

http://jeanmichel-lemonnier.blogspot.com/search/label/g%C3%A9opolitique

 https://jeanmichel-lemonnier.blogspot.com/search/label/Eurasie

Pour la carte de "Nouvelle-Russie" :  https://jeanmichel-lemonnier.blogspot.com/2022/01/guerres-pour-leurasie-ukraine-extrait.html

 

vendredi 5 août 2022

Poutine-Macron : exemple de pseudo-information

https://www.francetvinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/guerre-en-ukraine-emmanuel-macron-et-vladimir-poutine-ont-arrete-de-s-appeler

Il n'y a aucun lien de cause à effet entre la catégorisation 'pays inamical' et la mise en pause (il ne s'agit de rien d'autre) du dialogue direct Poutine-Macron.

 1)  cela fait des mois que la France est considérée  comme 'inamicale' par la Russie 

2) le dialogue Poutine-Macron a continué bien après cette classification. 

3) on lit dans les propos de Dimitri Peskov que l'idée est a) de parler du contexte général b) évoquer ensuite le dialogue entre les 2 chefs d' Etat les 2 assertions étant indépendantes 

4) le dialogue France-Russie se poursuit via d'autres canaux diplomatiques (ambassades...)

Que dire ? Ce n'est pas la 1ère fois que ce genre de médias surinterprète volontairement des déclarations d'officiels. L'univocité étant par ailleurs la règle dans la couverture de ce conflit...

Sur cette 'info' on a un suivisme inquiétant mais dorénavant 'normalisé'. Mêmes raccourcis...

Francetvinfo se vante, par ailleurs, de vérifier et déconstruire les fausses infos.

Inutile de s'étendre. C'est du temps perdu. France info comme tf1, LCI (1 cas d'Ecole) et cie sont sur la même ligne anxiogène et partisane. Sur cette pseudo-info, seul Sud-Ouest tente de titrer honnêtement à partir du propos de D. Peskov.

Et comme dirait l'autre, un journaliste qui fait son boulot est une personne au chômage. Consentir à être 'informé  par ces médias de masse c'est accepter un viol psychique permanent.

Ne pas s'étonner de l'attrait pour les médias et analyses dits "alternatifs" ensuite. Pour le meilleur comme pour le pire...

AJOUT du 19/08/2022 :

CQFD : https://www.lexpress.fr/actualite/monde/macron-et-poutine-se-reparlent-ce-qu-ils-se-sont-dit-ce-vendredi_2178790.html

Sans commentaires supplémentaires...


samedi 14 mai 2022

Renversement de l'axe du monde...

 A LIRE :

« La Russie n'a pas seulement défié l'Occident, elle a montré que l'ère de la domination occidentale mondiale peut être considérée comme complètement et définitivement révolue »

Fondation pour l'innovation politique | 02 mars 2022

 https://www.fondapol.org/decryptage/la-russie-na-pas-seulement-defie-loccident-elle-a-montre-que-lere-de-la-domination-occidentale-mondiale-peut-etre-consideree-comme-completement-et-definitivement-revolue/?fbclid=IwAR1AsZgrYbCSFjXy7H4XCGQkawZY3wq_g4uCsXqG5A8ezBxK7dKt7psnk-Y

Mon commentaire :

C'est la vision grande-continentale et multipolaire. La gauche européenne "antitotalitaire" et la droite neuneu n'ont rien compris. Que ce soit 1 fuite organisée ou pas ne change rien. On a là, décrit, le nouvel ordre mondial. En réalité, il n'y a pas plus occidentalo-centrés et + mal placés pour comprendre le comportement de la Russie, que les promoteurs de la diversité, les pourfendeurs de l'ethnocentrisme et de...l'occidentalocentrisme (!)
Ecrire ça, n'est pas justifier l'invasion de l'Ukraine (pour les idiots qui liraient)...
 Il y avait cette idée de confédération européenne, la formation d'un bloc continental incluant la Russie (avec ou sans Poutine), etc. D'autres idées associations s/ le plan de la coopération militaire autre que l'OTAN... Quel gâchis ! Cette stupidité qui a consisté à rejeter les Russes on la doit à tous les Atlantistes (à l'anglosphère !), à la tête des Etats européens.
Il y avait, certes, un projet difficile à vendre auprès des anciens Etats socialistes (PECO) mais on avait 30 ans pour y arriver (échouer). (par ailleurs, quelle responsabilité écrasante portée par Hollande, sur la dernière période, dans cette incapacité à comprendre ce conflit dans le Donbass et à éloigner encore un peu + la Russie de l'Europe occidentale).
Emmanuel Macron, il faut le reconnaître (si on laisse de côté son "en même temps" qui laisse plus que sceptique) essaie à travers ses efforts diplomatiques récents, ses discours, ses attitudes depuis 2017 d'engager l'Europe sur cette voie... A suivre...

mardi 26 avril 2022

Guerres de et pour l'Eurasie (introduction).

N.B. : Ma condamnation de l'"opération spéciale", sans novlangue la guerre menée par la Russie contre l'Ukraine est définitive et absolue. Bien malin celui qui allait prévoir que la Russie frapperait en premier. Mais (ce n'est rien excuser pour les grincheux qui liraient), il est nécessaire de remettre les choses en perspective. Les quelques articles présents sur ce blogue aident à comprendre cette situation. 

Même si j'ai écrit dans une poignée d'articles mon intérêt pour le "soft power" russe,  LA GUERRE EST PURE DEMONIE. UNE ABOMINATION. POINT FINAL. Pour que les choses soient claires. Je n'ai jamais été un admirateur de Poutine contrairement à d'autres. Le personnage ne m'inspire aucune fascination. Il est toujours utile de le préciser quand certains confondent cyniquement volonté de construction d'un "Grand continent" politique (Eurasie politique) avec un culte de la personnalité..."Pas de blanc-seing à Poutine" écrivais-je il y a quelques années...

Par contre, la Russie redevenue une grande puissance a été une bonne nouvelle pour ceux qui souhaitent un monde multipolaire. C'était sans compter sur l'Hubris de ses dirigeants.

Il faut continuer d'espérer que dirigeants du monde euro-américain, ukrainiens et russes trouveront une solution diplomatique à ce conflit. La France et l'Allemagne doivent construire l'axe Paris-Berlin-Moscou et proposer une voie différente de celle des Anglo-Américains peu aptes à la diplomatie. La voie du BLOC CONTINENTAL construite par/sur des alliances économiques, militaires (dissuasion), liens culturels bien différente de celle l'Europe Atlantique qui ne soucie guère des peuples européens est une solution de paix durable. J'en ai parlé à de nombreuses reprises.

Introduction d'un manuscrit de 2015/2016. Un livre non publié envoyé à 1 dizaine d'éditeurs (j'ai réussi à en faire publier 2 auparavant, j'ai écrit 6 articles scientifiques, 1 flopée d'articles "grands public" et soutenu avec succès une thèse de doctorat en géographie humaine récemment).  

La tragique actualité donne malheureusement raison aux thèses qui sont développées dans ce livre non publié, envoyé début 2016 et refusé par plusieurs éditeurs (sans commentaires). Les lecteurs de ce blogue peuvent profiter de larges passages de ce qui devait devenir un bouquin en librairie... L'introduction qui suit est à lire avec la série d'articles (extraits de mon livre) qui se trouve sur ce blogue, vous les trouverez ici : 

http://jeanmichel-lemonnier.blogspot.com/search/label/g%C3%A9opolitique 

https://jeanmichel-lemonnier.blogspot.com/search/label/Eurasie 

Les différents textes sont livrés sans corrections, tels qu'ils ont été écrits il y a environ 7 ans.

 


Guerres du Rimland, guerre pour l'Eurasie :

Géopolitique du Grand Continent au XXIe siècle

 

 

Introduction

Des Balkans à l'Ukraine, de la Russie au Moyen-Orient en passant par le Caucase, nous observons des conflits armés, des conflits larvés qui tous impliquent, d'une manière ou d'une autre, le Bloc Américano-Occidental (BAO) et la Russie. Pour tenter d'appréhender cet état des choses général, nous faisons le choix d'une grille d'analyse ou de lecture particulière. Le fait que de poser un cadre théorique nous permet d'observer finement des situations très concrètes, de comprendre le jeu complexe des acteurs et de prendre du recul vis-à-vis d'événements géopolitiques récents afin d'éviter les pseudo-analyses empiriques. En ce qui nous concerne donc, à la suite de certains géopolitologues nous adhérons à l'idée de l'opposition entre deux blocs ou deux puissances qui incarnent deux types de civilisations : la civilisation de la Terre représentée par un bloc eurasiatique, continental, au sein duquel la Russie est le pôle géopolitique de référence et la civilisation de la Mer représentée par les Etats-Unis d'Amérique et ce que nous pouvons nommer ses "vassaux". Nous pourrions dire que se déroule à nouveau le combat qui toucha tout le monde antique et dura plus de cent ans, entre la Carthage phénico-punique et son armée de mercenaires et sa rivale la république romaine, entre une civilisation maritime basée sur le commerce, la marchandise-argent et une civilisation de type héroïque, entre marchands et paysans-guerriers, entre  thalassocratie et tellurocratie. Une guerre qui s'achèvera par la destruction de la cité carthaginoise par les Romains... Plus encore sommes-nous devant la réactualisation, sinon la permanence, de la rivalité entre Rome et Byzance, entre Rome et la deuxième Rome qui a produit deux types de civilisations différenciées qui s'est incarnée à l'époque moderne dans la lutte entre Rome c'est-à-dire Londres puis Washington et la "troisième Rome" à savoir Moscou. Entre ces deux grands ensembles, il y a une Europe qui ne s'identifie pas à l'Occident atlantique mais sommée de faire un choix. Disons plus précisément qu'il existe une élite politique, économique, intellectuelle européenne à qui les Etats-Unis d'Amérique imposent une conduite, une alliance forcée depuis 1945. Ce qui se passe aujourd'hui de l'Irak à l'Ukraine de la Syrie à la Russie, ce sont bien des guerres locales qui s'inscrivent dans une perspective de guerre globale. Car c'est bien de cette lutte pour la domination de l'Eurasie[1] dont il est question aujourd'hui. Le contexte géopolitique est extrêmement grave. Les principaux acteurs - les Etats-Unis d'Amérique et la Russie - étant des puissances nucléaires, la guerre peut s'étendre à la planète toute entière. La Deuxième (et non pas la Seconde) Guerre mondiale s'est achevée au Japon par un massacre de masse "éclairé" à la lumière d'un immense éclair chtonien. La troisième guerre mondiale commencera ou finira-t-elle par une autre extermination technicienne totalement démesurée permise par un nouveau déchaînement de la matière ? Evidemment, même si cette issue fatale pour l'humanité entière ne présente aucun caractère certain, nous ne pouvons pour autant exclure l'éventualité d'une nouvelle utilisation militaire du feu atomique. La doctrine dissuasive de la "destruction mutuelle assurée" née de la guerre froide a-t-elle vécu ?

Or donc, cette grille de lecture qui, de prime abord, peut paraître binaire, est en fait très subtile, car si elle propose d'identifier le jeu de deux ensembles ou acteurs principaux différenciés, elle laisse pour autant une large place à un examen poussé du rôle d'acteurs et pouvoirs étatiques ou intra-étatiques (rebelles sécessionnistes, nationalistes ethniques...), transétatiques (terroristes, firmes transnationales, réseaux criminels...) tour à tour hésitant, refusant l'un ou l'autre bloc, agissant parfois par pur pragmatisme. A titre d'exemples, on retrouve ce comportement  chez certains nationalistes ukrainiens, roumains ou au sein des organisations terroristes islamistes. Nous considérons, en outre, que les Etats n'ont jamais cessé d'être les principaux acteurs du jeu géopolitique. L'influence de la géographie sur la politique est fondamentale et les intérêts et postures des Etats peuvent être expliqués par le milieu physique. Même si le progrès technique a largement permis de s'affranchir des contraintes physiques des territoires, le comportement des acteurs reste pour une grande part et, apparemment, en priorité déterminé par leur situation géographique (position sur la carte) mais aussi les contraintes biogéographiques, géologiques et géomorphologiques. A ce déterminisme géographique, il faut ajouter le rôle de l'idéologie qui s'articule au premier. Les réalités identitaires sont également à prendre en compte. Les hommes s'inscrivent sur un territoire, l'investissent et développent une culture, une identité. Seulement, au fil des siècles, une même communauté humaine peut se retrouver dispersée dans plusieurs Etats ou isolés au sein d'un seul. La carte d'un Etat ne correspond pas ou plus à la carte d'une seule ethnie, ou d'un seul groupe religieux. C'est là que peuvent apparaitre, à la faveur de certaines conditions, les conflits de type identitaire accompagnés de manipulations idéologiques qui leur sont souvent inhérentes (le protochronisme dans les anciennes démocraties populaires d'Europe centrale et orientale niant le pluriethnisme et la multiculturalité). Ces conflits ouverts ou gelés, armés ou non, résultent donc du fait de la non-correspondance  de la carte des Etats avec celle des communautés partageant une identité commune qu'elle soit ethnique et/ou religieuse, finalement un destin commun. Il est, bien sûr, nécessaire de prendre en compte les dynamiques démographiques ou de peuplement sur le temps long de l'histoire pour obtenir une vision globale des choses. La géographie des ressources naturelles exploitables et commercialisables qui recoupent en partie celle du milieu physique, ajoute à la compréhension des rapports de forces entre les différents acteurs. Enfin, les facteurs de puissance (possession ou non de l'arme atomique) doivent intégrer l'analyse géopolitique. Ainsi, nous voyons bien que l'analyse d'une situation dans le cadre des relations internationales doit éviter les explications monocausales et de plus s'écarter par instants de l'approche purement géopolitique, et prendre nécessairement en compte de multiples facteurs pour éviter de sombrer dans la propagande, la pure idéologie. En cela, les idéologues marxistes ou libéraux - pour ne citer qu'eux - ne sont en mesure que de fournir des clés de compréhension partielle du monde. Pour autant toute tentative d'analyse objective géopolitique ou non reste purement illusoire.

Par conséquent, nous ne pouvons saisir l'intégralité du sens du conflit entre le Bloc Américano-Occidental et l'Eurasie qu'à travers l'étude des conflits armés. Il est multidimensionnel. Il est tout à la fois géopolitique,  économique, culturel, anthropologique mais également métaphysique. Car en effet, cet affrontement prend encore la dimension d'une guerre occulte mettant face à face deux conceptions du monde qui résistent aux agitations historiques de surface. Au vrai, ce conflit est opposition de visions du monde antithétiques et irréconciliables mais pourtant complémentaires. Cet antagonisme n'est pas nouveau et il nous faut aller au-delà de l'écume des événements pour en comprendre les raisons plus ou moins dissimulées ou qui n'apparaissent pas tout de suite évidentes pour un observateur ne possédant pas les outils conceptuels nécessaires pour en déchiffrer le sens. Ce sujet nous invite donc a explorer les eaux profondes de l'histoire, ses constantes, ses continuités, ses permanences et parfois ses ruptures. Conflit ouvert et latent, armé et non armé, symbolique, symétrique, dissymétrique ou asymétrique avec ses divers représentations ("guerre sainte", "guerre juste") tout un travail de décryptage est à faire. Ce petit livre intervient pour tenter d'éclairer une situation complexe et d'ouvrir des pistes de réflexions en partie dans une dimension prospective.



[1] Une définition  très simple de l'Eurasie en fait l'addition de l'Europe et de l'Asie. C'est une définition géographique convenable mais qui ne dit absolument rien d'un point de vue géopolitique ou géostratégique.