Les demi-instruits des classes dominantes (universitaires pour une part*...) sont incapables de penser l'altérité radicale malgré leurs discours qui semblent affirmer le contraire (inclusion, diversité...) pour les raisons développées ici.
La parade qu'ils ont trouvé face au constat de leur propre impuissance (limites intellectuelles, idéologie), c'est le refus de l' "essentialisation", réflexe automatique, qui vire au comique et finit par inspirer la dérision et le mépris.
Cet article de Denis Collin va bien au-delà de ce constat mais c'est un point sur lequel je voulais insister.
* "La chose est d’autant plus amusante, qu’emportée par l’esprit du
temps, cette même intelligentsia, d’une manière inconsciente, fonctionne
sur un tribalisme à toute épreuve. Le monde universitaire en est un
exemple achevé en ce qu’il est constitué d’un ensemble de clans, chacun se
reconnaissant autour d’un héros éponyme, clans maniant à loisir
l’exclusive, l’exclusion, le mépris ou la stigmatisation. Et celui qui n’a
pas l’odeur de la meute est, immanquablement, rejeté."
Michel Maffesoli, "Tribalisme postmoderne : De
l’identité aux identifications"