: Jean-Michel Lemonnier, bloc-notes

vendredi 15 août 2025

IMPRO 15 08 2025 JM LEMONNIER JEAN-MICHEL LEMONNIER 2

 https://soundcloud.com/lem_jm/impro-15-08-2025-jm-lemonnier

IMPRO & paraphrase "private investigation" DS 15082025 JM LEMONNIER JEAN-MICHEL LEMONNIER 2

https://soundcloud.com/lem_jm/impro-pids-15082025-jm 

Du "judéo-chrétien" aux poubelles idéologiques : l’université française, experte en bidonnage historique et théologie TikTok

 https://www.la-croix.com/a-vif/parler-de-civilisation-judeo-chretienne-est-une-supercherie-20250722

Mon commentaire de la position de Sophie Bessis::

Certes, il y a de grosses nuances à apporter. L'expression "judéo-chrétien" est discutable pour des raisons non seulement historiques mais avant tout THÉOLOGIQUES. Le christianisme est la religion de l'INCARNATION (Dieu vit parmi les hommes) ce qui en fait une singularité absolue. Mais ce n'est pas du tout l'entrée critique utilisée par cette universitaire. L'expression aurait pour objectif, selon elle, de montrer une continuité historique et harmonieuse... pour cacher un antisémitisme chrétien (qu'on ne nie pas pour autant).
On a là ce qu'il se fait de plus éclatant en matière de manipulation idéologique. Cette thèse est d'une stupidité crasse. Pourquoi ne pas simplement se débarrasser du judaïsme dans la formule alors ?
Faire de l'usage de l'expression aussi un outil d'occultation de l'islam renvoie l'auteur de la thèse dans les poubelles de Twitch & Twitter, à moins de réduire l'Europe à l'Espagne et la Sicile.
Cette "historienne" confond finalement nuance et manipulation. Beaucoup de propos invérifiables et rhétoriques chez elle. A voir aussi (si tu en as le courage) le bavardage avec ce cador de Boniface qui ne bronche pas : https://www.youtube.com/watch?v=Zyua670rUTs
 
CCL : L'université française est devenue une mafia.
 
 

samedi 5 juillet 2025

Silence académie : conjuration des médiocres & notaires du vide

Le texte est une analyse critique des pratiques et des comportements dans certaines institutions universitaires, spécifiquement dans les sciences humaines et sociales (SHS). Il vise à décrire des mécanismes structurels, des types de comportements professionnels et des dynamiques collectives, et non à accuser ou identifier des personnes.

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Les victimes de la violence institutionnelle gardent le silence.
Non par ignorance, mais par calcul. Elles ont compris très tôt que parler coûte plus cher que se taire. Cette lâcheté n’est pas un défaut individuel : c’est une compétence apprise, valorisée, intégrée au fonctionnement même de l’institution.

Dans les sciences humaines et sociales, dénoncer un dysfonctionnement revient rarement à le corriger. Cela revient à s’exposer. Le prix de la parole est connu : ralentissement de carrière, marginalisation polie, soupçon de "problème relationnel". Rien de frontal. Juste assez pour dissuader. La peur ne s’énonce pas, elle se transmet. C’est une pédagogie du silence.

Ce mécanisme produit un climat toxique. Les pratiques injustes se perpétuent non parce qu’elles sont défendues, mais parce qu’elles ne sont jamais attaquées. Le courage devient une anomalie, la prudence une norme.

Dans les SHS, cette dérive prend une forme spécifique.
Le discours critique y est omniprésent, mais le risque intellectuel soigneusement évité. L’université y fonctionne moins comme une institution républicaine que comme un système clanique, fondé sur l’alignement discursif, la consanguinité idéologique et les loyautés croisées. Le mérite est toléré tant qu’il reste docile. Ce fonctionnement relève d’une véritable conjuration des médiocres : non une médiocrité individuelle, mais une médiocrité organisée, collective, rationnelle. Elle ne sanctionne pas l’erreur, mais l’écart. Elle ne combat pas la fausseté, mais l’indépendance. Comme on dit : si l’on veut se débarrasser de son chien, on dit qu’il a la rage.

Leur travail n’a strictement aucune conséquence sur le réel.
Il circule en circuit fermé, entre revues, colloques et jurys partageant les mêmes présupposés. La recherche se réduit à une gestion de flux symboliques, sous vernis critique. Ces acteurs ne produisent pas d’œuvre. Ce sont des gestionnaires de carrière sans œuvre, des notaires du vide, des prêtres sans transcendance. Leurs textes sont immédiatement reconnaissables : même lexique, mêmes références fétiches, mêmes précautions. L’écriture est molle, saturée de prudences syntaxiques. Et lorsque le fond se dérobe, l’écriture inclusive sert parfois de cache-misère moral.

Les moments décisifs du parcours en SHS prennent alors la forme de rituels. La soutenance de thèse n’est pas seulement une évaluation : c’est une mise en scène. Les décisions s’y jouent en amont, dans des échanges feutrés, des silences organisés, des consensus mous. Le décor est académique, le mécanisme est politique.

Le véritable pouvoir au CNU se déploie comme une comédie bien réglée :
les carrières s’y construisent moins sur le mérite que sur la capacité à maîtriser les codes, flatter les vanités et naviguer dans les réseaux fermés. Les décisions se prennent dans des rituels feutrés où la loyauté, la prudence et la conformité sont récompensées, tandis que l’indépendance, la clarté ou le risque intellectuel sont systématiquement ralentis, marginalisés ou ignorés. Le CNU n’est pas un jury d’évaluation, mais un théâtre où se joue l’entre-soi intellectuel, une scène où la conjuration des médiocres se déploie à plein, dissimulant sous le vernis académique l’absence de véritable confrontation avec le réel et le mérite.

Ce système ne craint ni l’insulte ni la colère.
Il craint qu’on montre que, derrière l’inflation critique, rien n’a jamais été mis en danger, rien n’a jamais produit d’effet, rien n’a jamais obligé le réel à répondre.

Ce qui est protégé ici n’est pas le savoir.
C’est un ordre discursif confortable, stable, reproductible.

Et c’est précisément pour cela que ce type de description est insupportable.

 
 


dimanche 15 juin 2025

Soundgarden - Black Hole Sun : la messe noire d’une génération perdue

 


Tout ce qu'il y a retenir de ces atroces années 90... avec les derniers Metalllica et les Simpsons (lol), le reste c'est de l'"underground", bon gré, mal gré... quand ces connards de diffuseurs décident de ce que tu dois écouter...

C'est la bande-son du monde euro-américain pavillonnaire post-post-WW2 en bout de course...
Comprenne qui pourra...
Le chanteur, mort par suicide, étant chrétien orthodoxe...
Bonne chanson au milieu du Rien de ces années (pour e grand public).
 
Cornell hurle le néant d’une génération sans foi, ni chair, ni ciel.
Le monde est propre, faux, souriant mais ça pue le cadavre. 
La jeune fille vomit un "mensonge blanc" (la colle (drogue ?), la glace à la vanille (sucre-poison ?) et inévitablement autre chose...) d’une époque qui salit l’innocence. Le pasteur évangélique, de blanc vêtu, donne le biberon à un agneau. Ce  "blanc" devient la couleur de l’hypocrisie : colle (perversion), glace (addiction), biberon (infantilisation), vêtements du pasteur (pseudo-pureté). Le chien lèche la femme toute excitée : le désir n’a plus de loi, ni honte, ni forme (promotion des paraphilies). 
 
Black Hole Sun, c’est Dieu qui détourne les yeux pendant que l’humain s’autodétruit, englouti par ses propres mensonges, son hypocrisie, sa lâcheté, son hubris. Ce clip est un jugement dernier sans tribunal. Un monde mort qui continue à tourner, non par volonté, mais par inertie. Le constat est lucide sous couvert de métaphores psychédéliques.
Une messe noire hard-pop pour conjurer le sort d’une époque faussement apaisée et hideuse. Sans doute un des meilleurs clips de l'histoire de l'histoire du rock. La FAILLITE collective du post-Occident.
 
Je ne suis pas fan du groupe pour autant mais la chanson, simple, est sacrément bien foutue.
 
 Mise en perspective, 30  ans après : tout est pire...
 
Aujourd’hui, TikTok vomit ses danses creuses, putain de bouches en cul-de-poule, âmes vendues aux pires trous à fric. Dubaï, ce cloaque capitaliste, érige ses palais de merde, symbole d’un monde en putréfaction qui fait rêver les cons encore plus cons qu'avant. Du rap crade dans des SUV des couches moyennes égocentrées, du porno crasseux qui dégouline dans les salons, empoisonne les écoles. Instagram, temple des putes modernes, vend des corps jetables en chaîne, esclaves numériques du like et du fric. Le capital bouffe tout, même le dernier souffle d’humanité, avale les rêves et les désirs. 
 
Le Spectacle a achevé le Réel, la vie se noie dans un océan de merde numérique, étouffée sous des couches de filtres toxiques... On regarde ce chaos crever, on sourit, on est complices, abrutis, vendus. Le soleil noir de Soundgarden, flamme noire au cœur d’un monde pourri, brûle encore.

mercredi 2 avril 2025

Malveillance : commentaire sur les décryptages absurdes des films de Séria et Marielle...

Décryptage affreusement malhonnête : Chedaleux, purgiste féministoïde, en mission pour rééduquer les masses avec sa morale en carton projette ses obsessions sur un cinéma qu’elle ne comprend pas (elle illustre son propos stupide avec deux prétendus exemples ds les films de JP MARIELLE). Elle voit du crime partout sauf dans sa propre médiocrité.

Ces nouvelles vestales du néo-puritanisme, toujours prêtes à voir de l'agression en tout lieu ne comprendront jamais Le Grand MARIELLE.
 
Chedaleux et ses clones n’aiment pas le cinéma, elles veulent juste le brûler.
 
Le scandale c'est elle et ses semblables qu'on engraisse à vie dans nos universités pour raconter des conneries. Pas étonnant d'ailleurs que cette néo-inquisition "progressiste" s'entende si bien avec ayatollahs et imams...
 
 

mardi 18 mars 2025

Les espaces religieux de l’Église orthodoxe de Roumanie en France : héritages et métamorphoses - Article JM LEMONNIER, 2024

 https://journals.openedition.org/rsr/14562

Autrefois largement circonscrits à Paris et à quelques grands centres urbains, les lieux de présence du christianisme orthodoxe roumain se redéploient aujourd’hui dans l’ensemble de l’espace français. Depuis la chute du communisme, des flux migratoires roumains et moldaves importants ont totalement métamorphosé l’organisation spatiale et sociale de cette Église hors frontières. Cet article entend montrer comment et avec quels effets cette Église orthodoxe roumaine fait face à cet enjeu migratoire qui bouleverse radicalement ses anciennes pratiques.

 
Église orthodoxe roumaine (Biserica Ortodoxă Română)